Accompagner
Accompagner c’est offrir présence, écoute et moments de partage au rythme de la personne confrontée à la maladie ou à la fin de vie, sans autre projet que celui qui lui est propre, dans une démarche de solidarité citoyenne.
Accompagner dans le cadre d’un bénévolat laïc défini par la loi
La loi fondatrice n°99-477 du 9 juin 1999 sur les soins palliatifs dit :
“Toute personne malade dont l’état le requiert a le droit d’accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement. […] Des bénévoles, formés à l’accompagnement de la fin de vie et appartenant à des associations qui les sélectionnent, peuvent, avec l’accord de la personne malade ou de ses proches et sans interférer avec la pratique des soins médicaux et paramédicaux, apporter leur concours à l’équipe de soins en participant à l’ultime accompagnement du malade[…]”.
Le bénévolat d’accompagnement de la fin de vie participe dans un cadre laïc à l’approche globale de la personne accompagnée, qui vise à prendre en compte non seulement ses douleurs physiques mais aussi sa souffrance psychique, sociale et spirituelle.
Au sein d’un engagement civique, nos accompagnant·es offrent de façon bénévole leur écoute à la personne accompagnée ou à ses proches, en toute discrétion et confidentialité et dans le respect identitaire de chacun·e : dignité, intimité, opinions philosophiques et religieuses, rythme, souhaits, etc.
Par leur participation à l’amélioration de la qualité de vie des personnes confrontées à la maladie ou à la fin de vie, sources d’isolement et de souffrances, nos bénévoles contribuent au lien social entre les individus et les générations, dans le souci d’une solidarité entre membres de la société civile ─ malades ou accompagnants, tous citoyens et à la place permutable.
L'accompagnement en pratique
La première rencontre peut être initiée à la demande d’un·e proche, d’une équipe soignante ou d’un service social, ou encore de la personne elle-même.
Selon le souhait de la personne accompagnée, les accompagnements s’effectuent ensuite de façon régulière (souvent hebdomadaire, par un ou deux mêmes accompagnant·es à tour de rôle), dans l’établissement où elle réside, ou à domicile.
Ils consistent en une écoute active, laïque, confidentielle, dans le respect de la dignité et de l’intimité de la personne accompagnée. L’accompagnant·e ne donne pas de conseils ou d’avis, ne formule pas de projets pour la personne accompagnée, mais est attentive à ce qui s’exprime.
Ainsi peut se tisser au fil des rencontres un lien de confiance entre accompagné·e et accompagnant·e, où ce qui se vit a la liberté de s’exprimer.
La personne accompagnée peut interrompre l’accompagnement quand elle le souhaite.
« Accompagner, c’est remettre de l’humain dans la maladie, faire un bout de chemin avec l’autre, à son rythme, dans la même direction. »